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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 06:52

Il existe un droit à l’image mais aussi de l’image. L’un est un garde fou pour protéger la personne et l’autre est une protection pour la propriété de l’image.

Généralement pour la conception d’un film ou d’un reportage, il existe des structures où se mêlent des caméramans, des éclairagistes, des ingénieurs du son ou des décors, des habilleuses, des monteurs, des producteurs et des distributeurs. De même, il est d’autre part des acteurs, des figurants, des badauds, des artistes amateurs ou non ou des intermittents du spectacle.

Tout ce petit monde qui se retrouve dans un événement ou un film ont le droit d’interférer sur l’aboutissant par le droit à l’image, sauf si cela est d’un intérêt général.

Par exemple les images prises à la sauvette lors d’un attentat. En effet, présentement la jurisprudence reconnaît que les images prise sont ici considérés comme d’intérêt général car elles apportent au téléspectateur une prévention à tenir au cas où il y a récidive, donc la requête d’une personne n’aboutirait pas et il serait débouté à moins que cela apporte atteinte à sa personne. Le droit à l’image permet donc de faire supprimer les scènes où il apparaît et même si cela dure 4/10ème de seconde.

Imaginez vous maintenant que vous êtes en train de filmer un concert en plan large où se trouve 2000 personnes en ayant eu soin de faire signer chaque personnage l’autorisation de diffusion de  l’image. Imaginez vous le travail du monteur qui, sous l’effet de quelques récalcitrants, doit supprimer tel passage qui rend souvent désuet ou obsolète le reportage ou sa beauté. Il arrive fréquemment que l’on détruit celui-ci car il n’a plus de valeur. Heureusement que la loi dispense de la demande d'autorisation dans le cadre d'un événement public à caractère artistique, sinon on ne s'en sort plus.

Il est fréquent que ce soit des personnes en free lance qui font le travail pour minimiser les coûts de production. C’est à dire, comme un intermittent du spectacle, il doit offrir un produit fini. Or si le fruit de son travail ne correspond pas à l’attente des uns et des autres, notamment de la rédaction, il se retrouve le bec dans l’eau. Surtout si cela donne lieu à interprétation d’un tribunal, il préfère faire table rase pour ne pas souffrir davantage quitte à ne pas engranger l’aspect financier.

Imaginez vous maintenant que c’est un concert comme ceux de MUSILAC. Là ça se complique. Les responsables de ce festival tiennent à donner le droit de filmer qu’à condition d’un retour financier ou publicitaire, ce qui est normal dans le principe. Sachant que l’attribution à une chaine de TV pour filmer, donne le droit à celle-ci de demander l’exclusivité des images, beaucoup de rédactions abandonne l’idée même et se retourne vers des petits reportages.

Un droit de l’image bien abimé, mais c’est comme çà que cela se passe.

En fait chacun fait ce qu’il peut. On ne voit jamais ou pratiquement jamais un free lance courir après une signature de quelqu’un dans un concert ou autres quand il apparaît sur des images fussent elles furtives. Il se meut sur le fil de la législation. Nous ne le voyons pas non plus mettre à l’écart les récalcitrants pour tourner une scène ou alors faire remplir un document qui relate le nom, prénom, adresse, condition sociale de chaque interlocuteur pour avoir un consentement, c’est impossible. En plus, ce serait détenir des informations sur une personne ce qui porte atteinte à la vie privée. En sus, on peut être accusé de recel d’informations

La loi est ce qu’elle est mais elle porte atteinte dans ce cas tant à la liberté d’expression, qu’à la vie privée et autre.

Il faut savoir ce que l’on veut. Pour un free lance, il continue de faire comme si de rien était en pensant que celui qui est filmé doit le faire savoir de suite et que s’il ne dit rien c’est qu’il le consent.

De plus, croyez vous que dans un festival comme MUSILAC, chaque téléspectateur va remplir un formulaire comportant les qualités de sa personne. Nous ne pensons pas et en plus, ils ont le droit d’émettre un refus.

Robert-Paris .

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Published by corps des humbles de savoye
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